PÊCHE AU DORÉ

Par Richard Monfette
d’après une entrevue
avec Rémi Aubin.
Vidéos Rémi Aubin

Poisson nageur: outil indispensable pour la pêche à la traîne!

Rémi Aubin est non seulement un passionné de pêche, il est véritablement une référence en la matière. Facile d’approche et habile communicateur, Rémi partage d’ailleurs ses vastes connaissances avec la clientèle de la boutique chasse et pêche l’Accommodation des 21 à La Baie au Saguenay. Mais la réputation de Rémi dépasse largement sa région natale et dans le domaine de la pêche tout le monde connait Rémi ou presque…

Le printemps dernier Rémi a partagé sa vaste expérience de pêche à la mouchetée avec les lecteurs de 100% CHASSE PÊCHE. Il avait été question de l’utilisation de poissons-nageurs pour capturer de grosses truites. Grand amateur de pêche aux leurres artificiels (un point sur lequel nous nous rejoignons totalement…), Rémi a décidé de récidiver cette année en parlant encore de pêche au poisson-nageur, mais cette fois pour capturer des dorés de belle taille. Allons-y!

Un blason à redorer…

Selon Rémi, malheureusement le poisson-nageur pour la pêche au doré semble avoir perdu un peu de ses lettres de noblesse. Très populaire par le passé, trop peu de pêcheurs tirent maintenant profit de ce leurre pourtant hautement efficace pour notre percidé adoré. Dorénavant les pêcheurs semblent davantage enclins à utiliser des vers pour tromper les dorés à la traîne (souvent avec des harnais permettant de présenter l’appât sur la longueur). Cette méthode n’est pas mauvaise en soi, mais Rémi insiste sur le fait que les poissons-nageurs ont définitivement leur place dans le coffre à leurres de tout pêcheur de doré.

Pourquoi utiliser le poisson-nageur?

-La première raison, ces leurres artificiels sont faciles à utiliser pour M. tout le monde. On laisse dérouler une quantité de fil suffisante pour leur permettre de descendre à la profondeur désirée et on les traîne derrière l’embarcation.

Selon Rémi la pêche au doré au poisson-nageur est simple et accessible à tous.

-Deuxièmement, ce sont des leurres productifs et en particulier si on cible les beaux spécimens. En effet Rémi a remarqué que lorsqu’il pêche à la traîne au poisson-nageur la taille moyenne de ses prises a tendance à augmenter. Selon lui, lorsqu’un doré grandit il a besoin de consommer des repas de plus en plus nourrissants riches en protéine et à ce chapitre, les poissons fourrages deviennent souvent le choix préféré des grands percidés. D’ailleurs, selon lui il est étonnant de constater à quel point les gros spécimens peuvent mordre sur de gros poissons-nageurs.

-Troisièmement, contrairement au ver de terre, les poissons-nageurs permettent de cibler le doré et évite les captures indésirables. Rémi donne l’exemple des occasions où il pêche dans le lac Saint-Jean au ver avec un montage incluant gratteur de fond, bas de ligne de 48 po et harnais à ver. Ce montage est excellent pour le doré, mais en contrepartie les vers de terre intéressent aussi des espèces moins désirables comme la barbotte, la ouitouche, le meunier etc. En plus, Rémi mentionne qu’il prend aussi beaucoup de petits dorés avec les vers. Mais bref, puisque tous les poissons semblent s’intéresser au ver de terre (ou presque) il n’est pas rare d’avoir besoin d’une boite de 25 pour prendre à peine 3 ou 4 dorés…

Il est étonnant de constater à quel point les dorés peuvent s’attaquer à de gros poisson-nageur.

MOTEUR À BARRE FRANCHE OU À CONSOLE?

Rémi est un adepte des moteurs à barre franche pour faire de la traîne. Il adore la précision que lui offre ce type de conduite en comparaison à une console avec volant par exemple. Il aime bien donner des petits «coups de gaz» pour donner de l’action au leurre et le faire descendre un peu plus.

Gros leurre, gros doré…

Rémi adore cibler les gros dorés et pour ce faire il n’hésite pas à utiliser de gros leurres. Dans son esprit, un gros poisson-nageur permet de prendre un peu moins de dorés, mais améliore nettement les chances de prendre des gros sujets. Comme il le dit si bien de manière imagée, il y va all in… Il mise gros pour espérer rapporter gros. Il n’a aucune crainte d’attacher à son bas de ligne des leurres d’une longueur de 5 à 6 po et parfois même plus.

Rémi n’hésite pas à utiliser de gros leurres dans l’espoir de prendre de gros dorés.

Dr. Jekyll and Mr. Hyde

D’une manière imagée, Rémi compare le doré à Dr. Jekyll and Mr. Hyde, en faisant référence à son comportement le jour (Dr. Jekyll) et en début et fin de journée et même la nuit (Mr. Hyde). En effet on assiste à une véritable métamorphose, un peu comme si les dorés changeaient complètement de personnalité. Généralement le jour par temps ensoleillé, poisson lucifuge qu’il est, le doré se tient pénard près du fond sans manifester une grande activité, alors que lorsque la lumière diminue en fin de journée il se réveille et devient un monstre prédateur sanguinaire…

Au coucher du soleil, les dorés se transforment en prédateurs agressifs et sanguinaires…

Bien sûr, le doré peut être actif le jour aussi, mais le soir ou le matin, son agressivité et son appétit semblent se décupler. On le retrouve alors à beaucoup plus faible profondeur. Rémi mentionne qu’il est alors même possible de faire de supers pêches la nuit car le doré possède une excellente vision nocturne contrairement à ses proies.

Rémi me raconte l’époque où il allait pêcher en embarcation sur la rivière Saguenay dans le coin de Jonquière/Chicoutimi. Il commençait à pêcher vers 18 h 30 -19 h 00 et il débarquait vers 22 h 00. Il utilisait des poissons-nageurs énormes (6 à 7 po) mais avec une petite bavette qui lui permettait de prendre des dorés hors norme de 7 à 12 lb dans 6 à 7 pi de profondeur. Un exemple parmi tant d’autres qui démontre l’intérêt de la pêche de début et de fin de journée au poisson-nageur.

AJOUT DE GEL ODORANT SUR LES POISSONS-NAGEURS

Lorsque les dorés semblent moins agressifs (comme durant les périodes de basse pression par exemple), Rémi n’hésite pas à ajouter de l’odeur sur ses poissons-nageurs. Cet ajout olfactif procure une odeur attirante au leurre tout en laissant une trainée odorante derrière celui-ci. Son odeur préférée demeure l’anis (odeur de réglisse noire). Il mentionne qu’il utilise les produits en gel plutôt que liquide car ils restent beaucoup plus longtemps sur le leurre. D’ailleurs, Rémi a remarqué que pour les gels, l’eau froide ou fraîche permet de garder le produit plus longtemps, alors que l’eau chaude a tendance à les diluer. Heureusement avec des poissons-nageurs à bavette, leur plongée leur permet de rejoindre rapidement la zone d’eau plus froide.

Crédit : Amazon.ca

À ne pas utiliser partout…

Attention toutefois car pour gratter le fond avec un poisson-nageur à bavette celui-ci ne doit pas être trop accidenté sinon vous risquez de vous ruiner en leurres. Lorsque le temps lui permet, Rémi mentionne qu’avant de commencer à pêcher au poisson-nageur, il prend souvent une heure ou deux pour vérifier la nature du fond avec son sondeur, pour s’assurer qu’il convient à la technique. Un beau fond de sable est bien sûr idéal. Lorsque possible l’utilisation d’une carte bathymétrique du plan d’eau intégrée à notre appareil sonar/GPS sera d’une aide précieuse et un point de départ valable pour la recherche de secteurs intéressants pour l’utilisation de poissons-nageurs.

Rémi aime bien cibler les zones ayant une profondeur de 12 à 20 pi et cette dernière dictera bien sûr le choix du poisson-nageur selon sa capacité à plonger. Ce choix de leurre est d’ailleurs très important, car l’idée n’est pas de draguer le fond, mais bien de l’effleurer de temps à autre. Lorsqu’une profondeur productive est déterminée, on s’affaire ensuite à la suivre le mieux possible. Le parcours sera souvent légèrement en S car lorsque la profondeur devient trop faible ou trop grande on change de cap pour revenir à la bonne profondeur. Encore une fois Rémi insiste sur le fait que pour être efficace le poisson-nageur doit entrer en contact avec le fond. Si ce n’est pas le cas et que vous utilisez un leurre qui devrait plonger suffisamment il se pourrait que ce soit simplement par ce que vous n’avez pas laissé aller assez de fil derrière l’embarcation. Éloignez le leurre davantage jusqu’à ce qu’il touche le fond. Si le fond remonte un peu et que le poisson-nageur commence à racler le fond, récupérez un peu de fil. Lorsque le fond n’est pas égal, il faut être à son affaire et s’ajuster régulièrement.

RÉMI AUBIN

Un sonar/GPS avec cartes intégrées est bien pratique pour cibler les zones propices.

Fil et bas de ligne

Concernant le fil maintenant; Rémi mentionne qu’il n’est pas nécessaire d’utiliser une tresse de 30 lb de résistance (équivalent monofilament de 8 à 10 lb) pour pêcher le doré. Même si le fil tressé est plus fin que le mono, il n’en demeure pas moins que pour vraiment tirer profit de la finesse de cette ligne, il faut demeurer raisonnable. Pour lui une tresse de 10 lb (équivalent monofilament de 2 à 4 lb), est amplement suffisante pour le doré. La finesse du fil permet au leurre de descendre plus profondément en raison du plus faible tirant d’eau. Au passage Rémi mentionne aussi qu’idéalement on devrait attacher le poisson-nageur avec un nœud Rapala, sinon avec une petite attache duo-Lock. Il faut à tout prix éviter les attaches grossières avec émerillon, qui sont inutiles avec un poisson-nageur puisqu’il ne tourne pas sur lui-même, et qui rajoute en plus un poids supplémentaire qui risque de nuire à l’action du leurre.

Pour le fil, Rémi conseille une tresse de 10 lb, alors que pour le bas de ligne il propose un fluorocarbone de 8 lb. Remarquez aussi la petite attache de type duo-Lock qui peut remplacer le nœud Rapala.

Il donne comme exemple deux pêcheurs dans une embarcation qui pêchent à la traîne. Un qui utilise une tresse de 10 lb et l’autre une tresse de 30 lb. Celui qui utilise le plus petit fil tressé pourra atteindre un bon 4 pi de plus profond. Ce seul facteur pourra faire en sorte que le pêcheur qui utilise un fil plus fin prendra souvent bien plus de poissons que son compagnon. Une situation que Rémi a vécue à quelques reprises avec des compagnons pêcheurs…

Concernant le fil tressé, Rémi rappelle aussi de ne pas oublier qu’il existe des modèles avec des nombres variables de brins (4, 8, 12). En fait plus il y a de brin (exemple 12), plus le fil sera tressé serré et plus son diamètre sera petit; il permettra ainsi au poisson-nageur de plonger plus profondément. Par contre il sera plus fragile à l’abrasion. À l’opposé moins il y a de brins (exemple 4) plus la tresse sera grossière et résistante à l’abrasion; en contrepartie, elle ne permet pas au leurre de descendre autant à cause de la résistance dans l’eau. Pour la technique de la traîne au poisson-nageur, Rémi conseille une tresse de 8 ou 12 brins.

Un mot sur le bas de ligne maintenant. Encore une fois Rémi mentionne que tant qu’à faire les choses comme il faut aussi bien y aller all in… Il utilise donc un avançon en fluorocarbone de 8 lb d’une longueur, tenez-vous bien, d’au moins 10 à 12 pi. La raison d’une telle longueur? Évidemment il y a le côté résistance à l’abrasion qui entre en ligne de compte, mais ce n’est pas la raison principale. Le côté invisibilité du fil est encore plus important car selon Rémi le doré a une excellente vue. Et autre avantage non négligeable, le fluorocarbone possède une certaine élasticité (moins toutefois que le monofilament) qui lui permet d’induire des mouvements intéressants au poisson-nageur lorsqu’il entre en contact avec le fond. Rémi mentionne que c’est un peu comme si le leurre «jiguait» de lui-même ce qui amplifie d’autant le mouvement erratique du leurre. Enfin, le long bas de ligne lui donne un pouvoir d’absorption des coups de tête lors du combat avec une belle prise ce qui évite de lui arracher le leurre de la gueule tout en évitant les bris de fil.

Dernier mot sur le fluorocarbone, attention aux nœuds. En effet Rémi explique que ce fil est beaucoup plus difficile à nouer efficacement que le mono par exemple. Le Palomar est un nœud qui fonctionne bien lorsqu’on utilise une petite attache (sans émerillon). Notre expert mentionne que de son côté, il utilise avec succès le nœud Rapala avec un fluorocarbone de 8 lb simplement en prenant soin de bien le mouiller. Mais testez bien votre nœud avant de mettre votre leurre à l’eau, car vous pourriez avoir de mauvaises surprises.

Il faut toujours bien mouiller le fil avant de faire un nœud avec fluorocarbone et monofilament.

LACS CLAIRS VS LACS OPAQUES

Rémi a remarqué que dans certains lacs et rivières aux eaux foncées, la pénétration de lumière est beaucoup moins importante et par conséquent les dorés semblent s’y tenir beaucoup moins en profondeur que dans les lacs clairs. À l’opposé, il connaît des lacs aux eaux claires où il n’est pas rare de prendre des dorés entre 25 et 30 pi durant le jour. Tout ça, est bien sûr relié au fait que le doré à des yeux très sensibles à la lumière. La teinte de l’eau est donc un facteur primordial à considérer lorsqu’on choisit un poisson-nageur

Des leurres efficaces

Rémi possède un coffre bien garni de poissons-nageurs de toutes sortes et pour le bénéfice des lecteurs de 100% CHASSE PÊCHE il vous présente quelques-uns de ses coups de cœur:

Rapala Scatter Rap Glass Shad

-Le Rapala Scatter Rap Glass Shad : ce leurre trapu est équipé comme son nom l’indique de la fameuse bavette Scatter qui procure une action unique au poisson-nageur. Contrairement aux bavettes standards qui donnent une action relativement régulière, la bavette Scatter est tout le contraire et procure un mouvement totalement erratique au leurre. Cette action unique jumelée à quelques touches du substrat occasionnelles pour soulever les sédiments permet de convaincre même les dorés moins réceptifs de passer à l’attaque. D’ailleurs l’action va tellement dans tous les sens, que souvent on n’a même pas besoin de pomper la canne pour augmenter l’action; le leurre fait tout lui-même. Pour votre information, Rémi ajoute que les poissons-nageurs à bavette Scatter Rap, sont aussi disponibles dans d’autres modèles chez Rapala comme le Jointed (articulé), le Countdown (calant), Minnow, Tail Dancer et Shad.

Rapala Down Deep Husky Jerk

-Le Rapala Down Deep Husky Jerk qui est un classique est disponible dans une large gamme de coloris. Rémi s’assure d’avoir toujours avec lui des modèles attractifs et imitatifs lui permettant d’affronter différentes situations. Une valeur sûre selon Rémi.

Livingston JerkMaster Jr

Livingston Walleye Shad 70

-Les poissons-nageurs Livingston avec système EBS qui émet un bruit attirant pour les poissons (un genre de tic-tic-tic). Le leurre se met en marche au contact de l’eau. Rémi donne l’exemple d’une anecdote qu’il a vécue au lac Chibougamau avec sa conjointe. Alors que durant une période difficile où personne ne prenait de poisson, sa douce moitié connaissait un succès étonnant alors qu’elle était la seule à utiliser un poisson-nageur JerkMaster Jr de marque Livingston. Dans la même marque, Rémi aime bien aussi le Shad 70 également muni de la technologie EBS. Le modèle présenté ici est très visible grâce aux triangles fluorescents sur son dos. Bref selon Rémi, ces leurres sont probablement à considérer pour les journées plus difficiles où les dorés sont moins «mordeux».

Yo-Zuri Cristal Minnow Deep

-Le Yo-Zuri Cristal Minnow Deep 5 ¼ po de couleur Candy. Un leurre qui cale à 20 pi, qui est très visible en profondeur et qui a rapporté plusieurs belles prises à Rémi.

Rapala Harvest Shad

-Une nouveauté chez Rapala a aussi attiré l’attention de Rémi. Il s’agit du Harvest Shad de couleur Chrome Blue Hot Tail. Il aime la forme et la grande bavette de ce leurre. Il aime aussi les couleurs jumelant le rose, l’argenté, le noir et le chartreuse sur la queue. Cette dernière couleur donne un beau contraste et augmente la visibilité du leurre.

Berkley Flicker Shad

-Le bien connu Flicker Shad de Berkley. Ce leurre qui présente un bon rapport qualité/prix, est aussi très efficace selon Rémi. Celui présenté ici est doté de la couleur de la perchaude; idéal lorsque ce poisson fourrage est présent dans le lac. Un leurre qui a rapporté gros à Rémi au lac Saint-Jean.

TRUC DU CRAYON FEUTRE

Pour ne pas oublier la profondeur de plongée de ses poissons-nageurs, Rémi a pris l’habitude d’écrire celle-ci au crayon feutre sur le compartiment destiné à accueillir le leurre en question. Quand il termine de l’utiliser, il retourne le poisson-nageur à sa place et de cette façon il peut choisir directement ses leurres en fonction de la profondeur du site de pêche. Normalement cette donnée est inscrite sur la boite lors de l’achat, mais on a tendance à les perdre avec le temps.

En terminant

Un des gros défauts de la plupart des pêcheurs est d’utiliser toujours les mêmes leurres et particulièrement dans les plans d’eau subissant une forte pression de pêche. Selon Rémi dans ce genre de situation les dorés finissent carrément par s’habituer au passage répété des mêmes leurres, ce qui résulte en une perte d’intérêt. Il donne comme exemple des occasions où il utilise son sonar en temps réel (Livescope de Garmin) en dirigeant le faisceau vers l’arrière. De cette façon il voit nager son leurre et régulièrement il voit des dorés s’approcher, sans toutefois passer à l’attaque. C’est l’occasion de sortir un nouveau leurre ou une nouvelle couleur pour aller chercher l’intérêt des dorés. Rémi mentionne que certaines couleurs attirent davantage le doré et il ne faut pas hésiter à en essayer plusieurs.

Il ne faut pas hésiter à essayer des couleurs qui sortent de l’ordinaire.

Pour Rémi, un bon poisson-nageur pour le doré doit pouvoir descendre à la bonne profondeur, gratter le fond de temps à autre, faire du bruit (billes ou système EBS) et bien sûr présenter un beau choix de couleurs pour faire face à toutes les situations. On doit aussi avoir une gamme de leurres de différentes longueurs et formes permettant de descendre à différentes profondeurs et ne jamais oublier de varier régulièrement la vitesse de traîne. Rémi vous invite à essayer le poisson-nageur cette année pour votre prochaine sortie au doré; vous pourriez découvrir un leurre qui vous deviendra indispensable…

Capture d’un beau doré au poisson-nageur par Rémi Aubin.

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