CHRONIQUE

100% PÊCHE

Par Richard Monfette

5 conseils de pêche aux crankbaits!

Après la pêche à la dandinette avec corps de plastique souple, ma deuxième méthode de pêche préférée est sans l’ombre d’un doute la traîne avec des poissons nageurs à bavette de type crankbait. Voici 5 conseils pour pleinement tirer profit de ces leurres trop souvent sous-estimés par les pêcheurs de doré. Pour en savoir plus, je vous invite aussi à lire l’article «Pêche au doré : poisson nageur, outil indispensable pour la pêche à la traîne!» dans cette édition. Une entrevue que j’ai réalisée avec le pêcheur expert bien connu, Rémi Aubin.

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L’attrait des leurres qui font du «rattling»

Lorsque j’utilise des poissons-nageurs à longue bavette, je considère que les poissons sont en période d’activité ou, au pire, dans un état neutre. Afin d’accroître l’efficacité de ces leurres, j’opte quasi systématiquement pour des versions intégrant des billes. Cette vibration constante, combinée aux impacts répétés du leurre sur le fond, devient irrésistible, sinon exaspérante pour les prédateurs à proximité. De surcroît, ce vacarme attire les spécimens de loin, ce qui s’avère précieux lorsque les dorés sont dispersés.

Les leurres avec billes d’entrechoquements, comme celui illustré ici, sont excellents pour attirer l’attention des dorés à bonne distance ou encore en condition d’eau trouble.

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Mes couleurs fétiches

Évidemment, il est essentiel de posséder un bon inventaire de leurres aux coloris diversifiés pour s’adapter à toutes les situations. De mon côté, trois agencements de couleurs me permettent de réussir dans 90 % des cas. Le premier modèle affiche un dos noir et des flancs or; c’est sans aucun doute le leurre qui m’a donné le plus de succès pour la pêche dans le nord. Le second affiche un dos noir et des flancs argentés; il m’a permis de tirer mon épingle du jeu autant dans des lacs nordiques que dans des lacs plus au sud. Le troisième présente un dos et des flancs chartreuse mat (UV) avec un ventre orange. Deux points sont à souligner: les leurres au ventre orange sont parfois très efficaces, et les teintes chartreuse mat UV offrent une visibilité bien supérieure aux couleurs chartreuse ou Firetiger classiques; elles sont très efficaces en eau turbide.

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Ajoutez le texte de votre infobulle ici

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De gauche à droite : trois des poissons-nageurs préférés de l’auteur : un Flicker Shad Black Gold de Berkley (A), un Original Hot ‘n Tot Argent et Noir de Storm (B) et un Hot ‘N Tot Madflash Green Fire UV de Storm (C).

De haut en bas : trois des poissons-nageurs préférés de l’auteur : un Flicker Shad Black Gold de Berkley (A), un Original Hot ‘n Tot Argent et Noir de Storm (B) et un Hot ‘N Tot Madflash Green Fire UV de Storm (C).

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L’efficacité des longues cannes

Bien qu’une canne à lancer léger standard de 6 ou 6 ½ pieds d’action moyenne puisse convenir pour la traîne de poissons-nageurs à longue bavette, leur forte résistance dans l’eau rend l’utilisation d’une canne trop souple assez inconfortable. Si possible, je vous recommande d’opter pour une canne d’au moins 7 pieds (idéalement 7 ½ ou 8 pieds) de puissance moyenne, mais dotée d’une action rapide. Ce type de canne possède assez de nerf (backbone) pour ne pas courber excessivement sous la tension du leurre, tout en conservant la sensibilité nécessaire pour bien sentir sa vibration.

En réalité, seules les cannes d’une certaine longueur offrent cet équilibre parfait entre souplesse et fermeté. De plus, une fois qu’on s’habitue aux longues cannes pour la traîne, on ne peut plus se passer de leur action ni du contrôle supérieur qu’elles permettent lors du combat avec un beau spécimen. Enfin, ces cannes facilitent la gestion du bateau, car les leurres nagent plus loin de celui-ci. Avec plusieurs pêcheurs à bord, cela prévient de nombreux emmêlements, particulièrement lors des virages serrés. Pour cette pêche à la traîne avec de longues cannes, je porte mon choix sur un moulinet à lancer lourd et à ce chapitre les modèles avec compteur de ligne sont bien pratiques pour redonner la même longueur de ligne après une belle prise.

L’auteur affectionne les longues cannes de type lancer lourd pour pêcher le doré à la traîne avec des poissons-nageurs à bavettes. Remarquez le compteur de ligne bien pratique pour retourner à la même profondeur après une capture.

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Le choix du fil

S’il y a une technique pour laquelle je ne pourrais plus renoncer aux fils tressés ou fusionnés, c’est bien la traîne avec des poissons-nageurs à longue bavette. Leur absence presque totale d’élasticité permet de percevoir continuellement le contact du leurre avec le fond, même sur des types de substrats plus meubles comme le sable. C’est un avantage majeur: on sait exactement si le leurre travaille à la bonne profondeur et on peut intervenir rapidement en récupérant du fil si on sent qu’il frotte trop, évitant ainsi de s’accrocher. Ce contrôle est tout simplement impossible avec du monofilament, par exemple.

Le fil tressé ou fusionné sans élongation est un incontournable pour pêcher le doré à la traîne avec des leurres de type crankbait.

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Soyez visible aux yeux des dorés

Lorsqu’on utilise des poissons-nageurs à longue bavette en suspension, il est primordial de sélectionner un modèle qui évoluera nettement au-dessus des poissons. En effet, la vision du doré, comme celle de la majorité des espèces, est dirigée vers le haut plutôt que vers le bas. Par conséquent, un leurre passant sous un banc de dorés actifs entre deux eaux risque d’être beaucoup moins productif que s’il nage au-dessus d’eux.

Mot de la fin

Comme la plupart des pêcheurs le savent, les dorés sont de grands consommateurs de petits poissons. La pêche au poisson-nageur est donc toute désignée pour ce grand piscivore et je vous invite à tenter votre chance cette année avec ces prolifiques leurres artificiels. Vous pourriez être agréablement surpris, sans parler que la plupart du temps la taille moyenne de vos prises sera souvent supérieure…

Un beau doré capturé récemment par le père de l’auteur lors d’une pêche printanière au poisson-nageur dans le sud du Québec.

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